Computational design pour la scénographie, le décor et les pièces textiles.
Des dispositifs scéniques, des outils pour les artisans et des mises en valeur, suivis de la conception jusqu’à la réalisation. L’impression 3D en est le plus souvent le cœur ; la CNC et le laser la complètent, au service de techniques et de matériaux traditionnels.
Des dispositifs pour le plateau, la vitrine et le décor — pensés pour tenir, se remonter ailleurs, ou sortir en série.
Quand la pièce n'existe qu'à l'écran : un vêtement qui marche avant d'être cousu, un monde dans lequel on entre.
Quand la pièce imprimée est l'objet lui-même — et ce que la fabrication laisse voir à sa surface.
Imprimer sur l'étoffe plutôt qu'à côté — et, avec un atelier de couture marocain, trouver une place à l'impression à côté de la main, jamais à sa place.
De la définition 3D à la pièce montée.
Des articles, un par famille de projets : comment les pièces ont été faites, commandes et recherches personnelles mêlées. Chacun ouvre aussi des pièces qui n'ont pas de vignette. Au-dessus, une pièce de recherche personnelle, en grand.
Le point de départ de la famille : la définition à l'état simple, sans variation ajoutée. Trois soliflores tirés du même profil en étoile, un col assez étroit pour tenir une tige droite sans la serrer.
C'est sur eux que la contrainte se voit le mieux. Un col fin et un ventre large, en une seule paroi, c'est exactement le cas où un cylindre lisse s'effondrerait : ce sont les cannelures qui portent le rétrécissement.
Là où les soliflores montrent le profil, les duos montrent la couleur — et il en faut deux pour ça. Une seule pièce ne prouve rien : c'est la comparaison, à la même heure et sous la même lumière, qui rend l'effet lisible.
Le filament est coextrudé sur trois ou quatre pistes. L'angle sous lequel la buse dépose la matière décide de celle qui affleure, si bien que deux objets issus du même rouleau ne renvoient pas la même teinte. Et sur un seul d'entre eux, le flanc extérieur d'une cannelure et son flanc intérieur ne donnent pas la même couleur non plus.
Les duos comparent deux tirages du même profil ; le trio compare trois profils différents issus de la même architecture. Même hauteur, même nombre de branches, même filament — et une seule variable qu'on déplace : la courbe intermédiaire du loft, qu'on fait monter ou descendre entre la base et le col.
Ça suffit à changer complètement la silhouette sans que la famille se défasse. Le filament à dégradé fait le reste : comme la couleur avance avec la longueur imprimée, deux pièces de hauteurs identiques mais de volumes différents ne consomment pas la même matière, et ne sortent jamais de l'imprimante avec le même dégradé.
Le seul de la famille à ne pas être vertical. Sa forme large et basse laisse la paroi presque libre entre la base et le bord, et c'est là que la finesse devient sensible : imprimé en buse 0,6 mm, le mur cède un peu sous les doigts et revient — un effet de ressort, sans que l'objet perde sa tenue.
Le tracé continu, lui, se lit à l'œil comme un empilement de strates. C'est la même paroi unique que sur les soliflores, mais posée à plat elle raconte l'impression au lieu de la cacher.
Les cinq autres contenants tirent leur surface du profil. Celui-ci est le seul à la tirer du maillage — et c'est pour ça qu'il existe.
Le point de départ est la même surface loftée, mais lisse. Convertie en maillage, elle reçoit une texture de bruit qui lui sert de carte de hauteur : chaque sommet est déplacé le long de la normale à la surface, d'une valeur lue dans le bruit au point le plus proche. Vers l'extérieur, vers l'intérieur, selon le point.
Toute la recherche tient dans cette valeur. Trop faible, le relief ne se sent pas sous la main et l'objet ne raconte rien. Trop forte, la paroi part en porte-à-faux, l'impression laisse des trous, et le vase fuit. L'étanchéité est le juge — c'est la seule fois de la série où le critère n'est pas visuel.
C'est le seul objet de la famille qui n'est pas une paroi unique — et il y a sa place quand même, parce qu'il pose la même question par l'autre bout.
Ses couvercles ont un intérieur, donc un remplissage. Au lieu de le couvrir d'une peau lisse comme le fait tout slicer par défaut, il est laissé apparent : le motif choisi est une courbe de Hilbert, une ligne unique qui remplit le plan sans jamais se croiser. Sur le même filament coextrudé que les vases, ça donne un moirage serré que la photo rend mal.
Le lettrage est imprimé dans un second filament, sur une A1 équipée de son extension multi-matière. Là encore, rien n'est ajouté après coup : la marque est dans la matière.
Des contenants imprimés d'une seule paroi, où la surface est le chemin de la buse.
Une famille de contenants imprimés d'une seule paroi continue. La buse ne s'arrête pas entre la base et le col : tout ce qu'on voit à la surface — les cannelures, le relief, les couleurs qui basculent — est le tracé lui-même. Rien n'est peint ni texturé après coup.
Le profil est une étoile, lissée par un loft entre des cercles qu'une rotation décale les uns par rapport aux autres : c'est de là que vient le mouvement en vortex. C'est aussi ce qui tient l'objet debout. Une paroi de 0,4 mm de large n'a aucune raison d'être rigide ; pliée en cannelures vrillées, elle le devient. Le pli remplace l'épaisseur.
Le filament est coextrudé en trois ou quatre couleurs, et c'est l'angle d'impression qui décide de celle qui affleure. De loin, l'objet change de teinte quand on tourne autour. De près, une même face en montre deux à la fois, selon qu'on voit le flanc extérieur ou le flanc intérieur d'une cannelure.
Six objets sortent de cette même définition, et chacun en déplace un paramètre. Ils se lisent un par un ci-dessous : ouvrir l'un d'eux change les images du cadre.
Avant la définition, avant le vêtement, une question : qu'est-ce qui rend un caftan marocain ? C'est elle qui a décidé de tout le reste, et c'est la seule étape où l'outil a répondu à côté.
J'ai reporté mes premières images générées sur un diagramme à deux axes — traditionnel / interprété, oriental / marocain — pour voir où elles tombaient. Presque toutes du côté oriental. L'outil restitue un imaginaire, pas une identité. Ce qui fait le marocain tient dans les techniques et dans les mains qui les tiennent — le ntaâ de Fès, la sfifa skali, le perlage — pas dans la silhouette.
J'ai donc cherché le motif du côté de la matière plutôt que du répertoire. Les explorations tournent autour d'une architecture corallienne : floral et géométrique à la fois, ce que le motif de Fès fait déjà.
Trouver l'image à échantillonner a demandé autant de travail que le motif lui-même. Il fallait une photographie dont le rouge, le contraste et la luminosité portent chacun une information exploitable à une étape différente du calcul — trois canaux, trois usages.
C'est le seul des cinq moments qui ressert ailleurs : une fois écrite, la définition ne connaît plus le caftan. Donne-lui une autre image et elle produit un autre motif.
Elle lit l'image source canal par canal, en tire des courbes de niveau, les ferme, les symétrise. En sortie, un motif dont la densité, l'épaisseur et le remplissage restent réglables — c'est tout l'intérêt : on change d'avis sur la surface entière d'un coup, sans reprendre le tracé.
Et elle ne produit pas un objet à trancher. Elle produit *directement le parcours de la buse* : chaque bourrelet de broderie est une trajectoire, pas un volume qu'un logiciel de découpe traduirait ensuite. C'est ce qui permet d'imprimer sur du tulle tendu au lieu d'imprimer un objet qu'on coudrait après.
C'est ici que la chaîne quitte l'écran, et c'est le seul moment où elle peut échouer pour de bon : ce qui tient dans un rendu ne tient pas forcément sur un mètre de tulle.
La définition ne produit pas un objet à trancher mais directement le parcours de la buse — chaque bourrelet est une trajectoire. Le modèle prévoit ses propres logements : le bourrelet est dessiné avec le creux où la perle viendra se loger, avant même d'être imprimé.
Imprimé sur du tulle tendu, le filament prend le tissu. Les perles sont ensuite cousues à la main dans les creux prévus pour elles. Deux échantillons, un noir et un blanc — assez pour savoir que le geste de l'atelier et la machine peuvent tenir sur le même morceau d'étoffe.
C'est le partage qui compte : la machine pose ce qu'une main ne saurait pas répéter à l'identique sur toute une surface, et la main fait ce qu'aucune buse ne sait faire — enfiler, tendre, arrêter le fil.
Le motif existe, la définition tourne : reste à décider où il tombe sur un corps. C'est ici que le vêtement apparaît, et c'est ici que les arbitrages se font.
Le patronage rejoue la même symétrie, mais à l'échelle du vêtement. Le motif se pose sur les pièces à plat, et c'est là que se décide où va le plein, où va le vide, où vont l'or et les perles — pas sur le rendu, où il serait trop tard.
Le montage est fait sous Marvelous Designer, la matière construite en multicouche sous Substance Designer, l'éclairage sous Blender. La broderie n'est pas une texture plaquée : elle a une épaisseur, des transparences, et le voile noir se voit à travers là où le remplissage s'arrête.
Le dernier état de la pièce, et celui qui a fini par déborder du caftan : le vêtement est posé sur un personnage animé sous Mixamo, puis rendu sous Blender.
Porté et marché sans qu'un mètre de tissu ait été coupé, et sans qu'aucune caméra n'ait tourné. Ce n'est pas une vue de présentation : c'est l'endroit où le vêtement doit tenir en mouvement — les plis, la retombée, la façon dont la broderie accroche la lumière quand le corps se déplace. Un rendu fixe ne dit rien de tout ça.
C'est de là qu'est partie l'idée d'un défilé comme méthode plutôt que comme aboutissement.
Un caftan dont la broderie n'est pas dessinée mais calculée.
Un caftan dont la broderie n'est pas dessinée mais calculée. La pièce va d'un bout à l'autre de la chaîne : le motif, le patronage, la matière, le rendu — et deux échantillons cousus main qui vérifient que la chose peut exister en atelier. Elle a été menée pendant Body Architecture 2.0, la masterclass de Filippo Nassetti (PAACADEMY, février 2023), d'où viennent aussi les masques de la même série.
Ce que la broderie paramétrique permet et que le dessin à la main ne permet pas, c'est de changer d'avis sur toute la surface d'un coup, sans recommencer le tracé. La densité, l'épaisseur et le remplissage du motif restent réglables jusqu'au dernier moment — jusqu'au patronage, où l'on décide encore où va le plein, où va le vide, où vont l'or et les perles.
Cinq moments se lisent séparément ci-dessous. Chacun a une vie propre : la définition est un outil qui ressert, le défilé est devenu un objet à lui seul.
Des trois recherches, c'est celle où la matière est la plus divisée : au lieu d'un contour continu, des milliers de perles minuscules, posées une par une par la buse sur du tulle tendu.
Il faut distinguer ce geste d'une broderie imprimée ordinaire, où la machine dessine un bourrelet creux et où la main vient ensuite y coudre de vraies perles. Ici, *la perle est l'impression*. Elle se forme autour du fil de tulle, qui reste pris à l'intérieur. Aucun point ne la retient : elle ne peut plus glisser, et la maille continue de bouger tout autour.
Le motif ne se dessine pas, il se traduit. Une image de départ passe dans une définition Grasshopper qui la lit en couches — teinte, saturation, luminosité — et qui répartit sur chacune une famille de perles : diamètre, hauteur, forme, couleur de filament. C'est ce dispatching qui fait qu'un oiseau reste lisible une fois réduit à des rondelles de deux millimètres.
Ce sont des essais en incréments, et c'est le point : à chaque tirage se règle une chose et une seule — la justesse des couleurs, la densité, la forme des perles, ou la façon dont l'image de départ se laisse interpréter. Les pièces portées ci-dessous sont trois états successifs, pas trois variantes.
C'est en écrivant cette chaîne qu'est né le plugin Grasshopper hudhud : filtres d'image, outils d'affichage par itération, dispatching et packing de cercles, et un composant qui sort le G-code directement depuis Rhino — trajet continu, tranchage non planaire — sans passer par un slicer. Bambu Studio reprend la main quand il faut un échantillon rapide et bien réglé, notamment pour ordonner les changements de filament selon la hauteur des formes.
Destination : des gilets. Le tulle disparaît sur la peau, et il ne reste que le motif.
À l'exact opposé du perlage : ici, pas de points, une seule ligne. Le filament est souple, il est déposé en un tracé continu sur un voile teint, et c'est ce tracé — et lui seul — qui fige le tissu.
Le motif vient de la même définition Grasshopper que les kaftans brodés à partir d'image : une photographie lue en courbes de niveau, refermées les unes dans les autres. Là-bas, le dessin partait aux brodeuses et se faisait à l'aiguille. Ici, il part directement à la buse.
Ce que ça permet est un peu inattendu : un contour organique qui tient tout seul. Le voile, souple partout ailleurs, devient rigide sur la ligne — la forme se délimite d'elle-même, sans ourlet, sans thermocollant, sans point d'arrêt. Le drapé reprend un millimètre plus loin.
L'échantillon s'arrête là pour l'instant. Il n'a été exploité dans aucune commande : je le réserve à une production personnelle — la collection Nassij — où le tracé imprimé servirait de plan de perlage, et serait ensuite perlé et pailleté à la main, comme le kaftan orange.
Le même geste que le contour sur voile, mais refermé sur lui-même — et cette fois on découpe dedans.
Chaque fleur est d'abord un dessin : une image générée, retouchée, puis mise en typologies sous Rhino. Le contour de chacune est ensuite imprimé sur un textile à trame large — lamé, tulle, organza, velours. Là où la matière a été déposée, la trame ne bouge plus. On peut alors couper le pétale à ras de la ligne : il ne s'effiloche pas, et la ligne imprimée devient le bord visible. La finition et la structure sont le même trait.
Le filament change selon le tissu et selon l'effet voulu. Souple, le pétale continue de tomber et se froisse comme le reste de l'étoffe. Rigide, il garde la courbure qu'on lui donne et tient en relief à quelques millimètres du fond. Sur une même pièce, les deux pourront se mêler — c'est ce qui donnera du volume à une composition à plat. Les fleurs rigides attendent encore leur gilet : sur le premier, seules les souples ont été posées.
Les fleurs sont ensuite composées et assemblées à la main, une par une, sur des pièces uniques : un cœur de soie froissée, un cordon d'or, un rang de perles. C'est un gilet en brocart doré, commandé par un atelier de couture de luxe au Maroc, qui en a reçu la première série complète. La technique, elle, n'y est pas épuisée : elle marche sur tout tissu dont la trame est assez ouverte pour que le filament la traverse.
Le tissu pris entre deux passes de matière : l'impression ne se pose pas sur l'étoffe, elle la saisit.
Rien n'est collé, rien n'est cousu : le tissu est pris entre deux passes de matière. La buse dépose une première couche, l'étoffe vient dessus, la buse termine par-dessus — PLA / textile / PLA. Ce qui tient la forme au tissu n'est pas un point de couture, c'est un serrage mécanique dans l'épaisseur de la maille.
Ce que ça change n'est pas décoratif. Un tissu est souple partout ; celui-ci ne l'est plus qu'où on l'a décidé. La matière fige l'étoffe exactement à l'endroit imprimé, et le reste continue de tomber. C'est cette souplesse inégale qui est l'objet de la recherche — un contour qui tient tout seul, un pétale qu'on peut découper sans qu'il s'effiloche, une perle qui ne bouge plus.
La chaîne est la même dans les trois cas : une image, une définition Grasshopper qui la lit canal par canal, et une sortie qui n'est pas un volume à trancher mais *directement le parcours de la buse*. C'est en écrivant cette chaîne que le plugin Grasshopper est né, pour cesser de la refaire à chaque motif.
Trois recherches en sortent, dans trois matières et à trois échelles. Elles se lisent une par une ci-dessous : ouvrir l'une d'elles change les images du cadre.
Là où la tradition tresse la soie, une alternative imprimée — dessinée pour une tenue et une seule.
Un travail mené en exclusivité avec un atelier de couture marocain qui a plus de cinquante ans d'existence — dfina, caftan, kmiss, jellaba. Sur ces vêtements, les boutons sont traditionnellement montés à la main en fil de soie tressé, l'aqad. C'est un savoir-faire entier, et il n'est pas question de le remplacer : l'impression 3D vient à côté, comme une autre voie possible sur certaines pièces — les grandes tenues, surtout.
Ce qui rend cette voie crédible, c'est que l'atelier travaille déjà avec des fournisseurs de textiles très contemporains. Il s'ouvre au design d'aujourd'hui tout en gardant des coupes et des finitions traditionnelles, et c'est exactement par là que la porte s'est ouverte : le bouton imprimé n'arrive pas comme une nouveauté technique, il arrive comme une matière de plus dans un vocabulaire qui bougeait déjà.
Chaque bouton est dessiné pour une tenue et une seule — sa forme, son motif, sa couleur, sa matière. C'est ce que le filament permet et que la soie ne permet pas : accorder un bouton au tissu au lieu de choisir dans un catalogue. Une fois quelques échantillons validés, la série part.
Tout ce qui entoure la série est aussi de ma main. Le porte-échantillons numéroté qui pivote autour d'un axe et libère les boutons qu'on veut comparer, les socles de présentation, les planches d'essai : des objets conçus sur Grasshopper et imprimés, pour que le choix se fasse directement sur le vêtement, à la lumière de l'atelier, et pas sur un écran.
L'atelier me demande aussi de produire des graphismes et de les mettre à l'échelle, parfois de choisir les couleurs, pour aider les artisans à monter des broderies uniques. Les artisans sont souvent force de proposition en retour. C'est ce va-et-vient qui m'intéresse le plus : ces techniques ouvrent une des nombreuses portes que notre siècle propose pour élargir le champ de la réinterprétation artisanale, sans sortir de la tradition. En dehors des commandes, c'est un de mes principaux leitmotive.
Un appartement vidé, deux imprimantes — et surtout de quoi choisir une couleur autrement que sur un écran.
L'atelier est un appartement, au Maroc. Parquet à motifs, lustre au plafond, une grande table en bois qui servait à manger et qui sert maintenant d'établi. Il a été vidé avant d'être rempli : la première photo est prise juste avant l'installation, la seconde depuis le même angle, une fois les machines posées.
Deux Bambu Lab, du filament classé en boîtes par code couleur — chaque bobine rangée selon ce qu'elle sait faire, pas selon sa teinte —, et un coin de table où certains boutons reçoivent leur résine teintée à la main.
Mais l'essentiel de ce qu'on voit ici n'est pas une machine : ce sont des instruments de choix. Chaque tirage laisse un échantillon, monté sur une réglette noire numérotée, et les réglettes s'accumulent — des centaines de perles, de boutons, de motifs, rangés en éventail dans un panier de paille. Rien n'est jeté, parce que rien ne se retrouve autrement : un filament qui a bien réagi il y a six mois n'est retrouvable que par son échantillon.
À côté, un buste porte les essais épinglés, pêle-mêle : broderies, fleurs découpées, tulles perlés, un rang de perles qui pend. Ce n'est pas un moodboard, c'est un état des lieux — ce qui existe déjà, mis à hauteur de corps, où on peut le comparer d'un coup d'œil.
Tous ces objets servent la même chose : aucun de ces choix ne se fait sur un écran. Une couleur de filament ne se juge que posée sur le tissu qu'elle doit accompagner, sous la lumière de la pièce où le vêtement sera vu. Le reste — le rendu, la palette à l'écran — ment poliment.
Trois logiques génératives posées sur une même tête : des lamelles, une érosion, un empilement de sphères.
Masterclass Body Architecture 2.0, Filippo Nassetti · PAACADEMY
Trois masques développés pendant Body Architecture 2.0, la masterclass de Filippo Nassetti (PAACADEMY, février 2023) — le même workshop que le Thalassic Kaftan.
Chacun pose une logique de génération différente sur la même tête : des lamelles qui suivent le crâne, une érosion qui creuse le visage, un empilement de sphères qui finit par recouvrir le corps entier.
Un dispositif qui se reconstruit dans chaque théâtre, avec les praticables du lieu.
Pour L'aire poids lourd, les praticables étaient prêtés par chaque théâtre : le dispositif devait pouvoir se reconstruire n'importe où, avec ce que le lieu possède.
J'en ai dessiné le plan — la direction, les niveaux —, calculé et cousu les jupes, choisi les tapis de danse et dessiné leur plan de découpe — découpés et posés pour la première, avant de passer la main —, et conçu un élément mobile : trois praticables sur roulettes, aux panneaux de jupe détachables, qui devient au milieu de la pièce une sorte de table de pique-nique.
Des coudes imprimés qui relient des tubes : solides sous le poids d'un danseur, légers, et démontables pour partir en tournée.
Sur scène, on voit des structures organiques que les danseurs tirent, poussent, sur lesquelles ils montent. Ce qu'on ne voit pas, c'est la pièce qui tient tout : un coude imprimé, qui relie des tubes et se démonte à la main. Pour Starting with the Limbs, la pièce chorégraphique d'Annie Hanauer pour la cie L'Autre Maison, j'ai mis au point cette technique d'assemblage, seul, de la conception au prototypage jusqu'au produit fini — et l'essentiel du travail était dans un cahier des charges qui ne se voit sur aucune photo.
Ce cahier des charges était contradictoire. Les modules devaient être assez *solides pour que , assez légers pour être manipulés sans effort, démontables pour voyager et être stockés entre les représentations, et peu coûteux*. Chaque exigence tirait contre une autre.
La réponse tient dans . Les coudes sont imprimés en PETG, pour la solidité, et reliés par des tubes PVC. Chaque coude a plusieurs branches et porte trois à cinq inserts métalliques, posés au fer à souder dans des logements dessinés sur mesure ; les vis s'y vissent et tiennent les tubes. Un module compte dix à vingt coudes, de 200 g en moyenne. Certains sont coupés en deux pour tenir sur le plateau de l'imprimante. Des marquages, qui devaient rester invisibles du public, disent où va chaque branche, et le plan de démontage devait être à la fois rapide et compréhensible par n'importe quel technicien.
Ce qui a cassé, presque toujours, c'est . Quand les branches d'un même coude s'impriment en parallèle, la gravité travaille contre la pièce : la chaleur, la vitesse, l'épaisseur et la hauteur de mur, les porte-à-faux — donc l'orientation — se règlent coude par coude. Les ruptures sont arrivées en sortie d'impression, parfois à l'assemblage, rarement en répétition ou en spectacle. Une fois réglée, la pièce tient. Chaque coude demande trois à dix heures d'impression en PETG, deux fois moins en PLA : il a fallu deux Bambu Lab, et une Prusa XL pour les jours où elles ne suffisaient plus — plus lente et plus technique à régler, mais assez grande pour imprimer plus de trois coudes à la fois.
L'essentiel du temps est passé dans , comme dans tout travail paramétrique — et c'est ce qui le rend difficile à suivre de l'extérieur : le client ne peut essayer qu'une fois que tout est réglé. La production, ensuite, est du suivi d'assemblage, à la chaîne. Chaque coude devait d'abord mêler deux matières, flexible et PETG, plus intéressantes pour l'interaction avec les danseurs ; le calendrier a imposé le plus gérable. Le textile, prévu en avant-projet pour fermer des faces et dans les costumes, est finalement revenu à la costumière.
Démontable voulait dire : capable de prendre l'avion. Pendant la résidence, les modules ont encore traversé la ville en vélo cargo, à moitié montés. Pour la tournée, et l'ensemble tient dans quatre sacs, dont l'intérieur est lui-même une structure du même principe, sur des coudes réguliers.
Le mot dit la forme : une anastomose, c'est deux conduits qui se rejoignent après s'être séparés. La pièce fait exactement ça — des tubes qui divergent, se croisent et se referment en boucle, jusqu'à ménager un vide au milieu du volume. Elle tient sur trois pieds évasés, à hauteur d'un lampadaire.
Elle a été dessinée à l'envers. La définition laisse la gravité tirer sur la forme suspendue, et c'est la traction qui trouve les courbes ; on retourne ensuite l'ensemble pour l'imprimer et le monter. C'est la vieille méthode des maquettes suspendues, celle de la Sagrada Família : ce qui pend en tension pure devient, une fois retourné, une structure qui ne travaille qu'en compression. La forme n'est donc pas un tracé qu'on a corrigé jusqu'à ce qu'il tienne — elle est ce que les efforts ont donné.
Le PETG est translucide, dans une gamme d'ambre et de rouge. La lumière traverse au lieu de s'arrêter à la surface : dans les courbes serrées, l'épaisseur de matière devient visible et la couleur s'assombrit toute seule. C'est cette translucidité qui fait qu'un tube n'a l'air ni plein ni creux, et qui donne à l'ensemble sa qualité de vaisseau plutôt que de tuyau.
La forme dépasse largement le volume d'impression, alors elle est découpée en tronçons qui tiennent dans le plateau d'une A1. Chacun reçoit un emmanchement femelle à ses deux bouts, et l'assemblage se fait par un tube glissé à l'intérieur, d'un logement à l'autre. Les tronçons sont numérotés — sans quoi rien ne dirait lequel va avec lequel — et chacun porte une ligne gravée le long du corps. Elle sert d'abord d'index : c'est elle qui donne l'angle de rotation d'un tronçon par rapport au suivant, la seule façon de ne pas monter la pièce de travers. Et comme elle se poursuit d'un tronçon à l'autre, elle finit par courir sur toutes les branches : un repère de montage devenu un trait continu à la surface de la sculpture.
Les couleurs viennent de fins de bobines, mais choisies — toutes dans les ambres et les rouges. Rien n'a été fait pour masquer les changements : ils tombent aux jonctions, et c'est voulu. La pièce dit comment elle a été faite au lieu de faire semblant d'être sortie d'un seul bloc.
Des volumes plus grands que la machine : imprimés en tronçons, remontés en une pièce.
Une famille de pièces dont la forme dépasse le volume d'impression. Elles sont donc découpées, tirées en parties, puis remontées — et la découpe cesse d'être un contretemps de fabrication pour devenir une décision de dessin : c'est elle qui dit où la forme a le droit d'être interrompue.
Le parti pris est de ne pas effacer les jonctions. Poncer, mastiquer, repeindre coûterait des jours et ferait mentir l'objet sur la façon dont il est né. Laissées visibles, les lignes de reprise donnent un rythme à la pièce et rappellent qu'une machine de trente centimètres a produit un objet d'un mètre.
Ce qui suppose que le découpage soit prévu dans la définition, pas subi au moment de trancher : emmanchements dans la matière, numérotation, repères d'orientation. Un tronçon doit pouvoir dire tout seul où il va et dans quel sens.
Un moule en trois pièces, imprimé en PLA, pour des contenants de bougie parfumée.
Un motif généré puis mis à l'échelle et en couleur, pour que les brodeuses l'interprètent à la main.
Atelier de couture Zaa
Kaftans brodés main à partir d'un motif généré numériquement puis retravaillé pour servir de plan de broderie à l'atelier. Le motif de départ — ici une texture florale continue — est corrigé en couleur et en échelle avant d'être transmis aux brodeuses, qui l'interprètent à la main, point par point. La même méthode que celle développée pour mes recherches de motifs de broderie, appliquée ici à une pièce commandée.
Des dispositifs pour le plateau, la vitrine et le décor — pensés pour tenir, se remonter ailleurs, ou sortir en série.
Un dispositif de scène, une vitrine ou un décor ne se fabrique presque jamais une seule fois, au même endroit, par les mêmes mains. Il doit se démonter pour voyager, se reconstruire dans un autre théâtre, sortir en cent exemplaires, ou passer par l'atelier d'un autre. C'est souvent là que se joue la conception.
Un dispositif de scène, une vitrine ou un décor ne se fabrique presque jamais une seule fois, au même endroit, par les mêmes mains. Il doit se démonter pour voyager, se reconstruire dans un autre théâtre, sortir en cent exemplaires, ou passer par l'atelier d'un autre. C'est souvent là que se joue la conception.
Pour , pièce chorégraphique d'Annie Hanauer pour la cie L'Autre Maison, j'ai mis au point seul, du premier croquis au produit fini, une technique d'assemblage : , reliés par des tubes PVC et tenus par des vis dans des inserts métalliques. Les modules devaient être assez solides pour que , assez légers pour être manipulés, peu coûteux, et démontables : , et l'ensemble tient dans quatre sacs qui prennent l'avion. L'essentiel du temps est passé dans le prototypage, et , c'est presque toujours l'impression elle-même, jusqu'à ce que chaque coude soit réglé.
Pour L'aire poids lourd (2024), le problème était inverse : les praticables étaient prêtés par chaque théâtre. Le dispositif devait donc pouvoir se reconstruire n'importe où, avec ce que le lieu possède. J'en ai dessiné — la direction, les niveaux —, calculé et cousu les jupes, choisi les tapis de danse et dessiné leur plan de découpe — découpés et posés pour la première, avant de passer la main —, et conçu un élément mobile : trois praticables sur roulettes, aux panneaux de jupe détachables, qui devient au milieu de la pièce une sorte de table de pique-nique.
Dans une vitrine, la difficulté est la série. Pour les fêtes d'Hermès 2019, avec l'Atelier 20point12, assemble trois techniques : un corps en polystyrène fraisé que j'ai modélisé, une collerette imprimée en PLA, des ailes thermoformées sur un gabarit imprimé en plusieurs morceaux ; le tout peint en cabine. — six conceptions, cent tirages — passent par une contre-forme imprimée qui donne un moule en silicone, dans lequel une sculptrice coule la résine. L'impression disparaît du résultat : elle est dans le moule.
En 2021, la vitrine comptait imprimés en résine à l'atelier, issus de huit conceptions seulement ; dessiner une main qui tient un objet demandait une vraie séance de modélisation, à partir d'une photo de ma propre main. mêlaient troncs en bois tourné, départs de branches imprimés et nuages thermoformés sur gabarits imprimés. Et , à l'inverse, était une pièce unique : polystyrène fraisé sur structure métallique, monté à la main.
Pour Mass, film de Pierre Pauze, toujours avec 20point12, j'ai conçu et modélisé et suivi sa réalisation : dessins des sculptures en résine et des sculptures néon, plans pour les artisans peintres et sculpteurs. Quand le décor est entré au Centre Pompidou-Metz, en 2022, l'artiste m'a rappelé pour une journée de conseil sur la mise en scène : j'ai proposé de séparer les éléments et de les poser sur des supports qui contrastent, en rouge.
Pour l'installation vidéo de Sabrina Ratté au salon Watches & Wonders 2022, à Genève, j'ai conçu et modélisé : la sculpture centrale et les alcôves où les montres se posent dans le paysage vidéo.
Imprimer sur l'étoffe plutôt qu'à côté — et, avec un atelier de couture marocain, trouver une place à l'impression à côté de la main, jamais à sa place.
Deux chemins mènent ici. Une recherche personnelle, d'abord : imprimer directement sur l'étoffe, au lieu d'imprimer un objet qu'on coudrait ensuite. Et un travail au long cours avec un atelier de couture marocain, où l'impression trouve sa place à côté des gestes de la tradition. Les deux se nourrissent.
Deux chemins mènent ici. Une recherche personnelle, d'abord : imprimer directement sur l'étoffe, au lieu d'imprimer un objet qu'on coudrait ensuite. Et un travail au long cours avec un atelier de couture marocain, où l'impression trouve sa place à côté des gestes de la tradition. Les deux se nourrissent.
Le premier état de la recherche vient du , en 2023. lit une image canal par canal et produit directement le parcours de la buse. Sur du tulle tendu, dessine un bourrelet avec le creux où la perle viendra se loger ; les perles y sont ensuite cousues à la main. à l'identique sur toute une surface ; la main fait ce qu'aucune buse ne sait faire.
En 2024, le tissu est pris entre deux passes de matière. fige l'étoffe là où il passe, et nulle part ailleurs. Refermé sur lui-même, , imprimée sur des textiles à trame large, en souple ou en dur, puis composée sur des pièces uniques. Deux commandes de l'atelier en sont sorties, .
En 2026, va jusqu'au bout du geste : la perle n'est plus cousue, elle est l'impression. Une définition répartit des familles de perles selon la teinte, la saturation et la luminosité de l'image, et la buse les pose une à une sur le tulle, pour des gilets. Ce sont des essais en incréments, où se règlent tour à tour les couleurs, la disposition, les formes et l'interprétation de l'image. Pour ne plus réécrire cette chaîne à chaque motif, elle est devenue un plugin Grasshopper, hudhud.
L'atelier, c'est Zaa : plus de cinquante ans de dfina, de caftans, de kmiss et de jellabas, avec qui je travaille en exclusivité depuis 2024. Le cas le plus net, ce sont . Sur ces vêtements, ils se montent à la main en fil de soie tressé, l'aqad. L'impression 3D ouvre une autre voie pour certaines pièces, les grandes tenues surtout : un bouton pensé pour une tenue et une seule, selon ses formes, ses couleurs et ses matières. La porte s'est ouverte parce que l'atelier travaille déjà avec des fournisseurs de textiles très contemporains : le bouton imprimé est arrivé comme une matière de plus.
Le choix ne se fait pas sur un écran. sont dessinés sur Grasshopper et imprimés eux aussi : un porte-échantillons qui pivote, des socles, des bandes d'essai, des réglettes numérotées qui gardent chaque série. Ils vivent dans , parce qu'une couleur de filament ne se juge que posée sur le tissu qu'elle doit accompagner.
L'atelier me demande aussi des graphismes : qui sert de plan aux brodeurs, lesquels l'interprètent à la main. Là, le numérique s'arrête au dessin. Et les artisans sont souvent force de proposition en retour. C'est ce va-et-vient qui m'intéresse le plus : réinterpréter l'artisanat sans en sortir. En dehors des commandes, c'est un de mes principaux leitmotivs.
Quand la pièce imprimée est l'objet lui-même — et ce que la fabrication laisse voir à sa surface.
Ici, l'impression n'est plus cachée dans un moule ou sous une peau : elle est l'objet. Ce qu'on voit à sa surface, c'est la façon dont il a été fait.
Ici, l'impression n'est plus cachée dans un moule ou sous une peau : elle est l'objet. Ce qu'on voit à sa surface, c'est la façon dont il a été fait.
Les vases sont imprimés d'une seule paroi continue : la buse ne s'arrête pas entre la base et le col. Cette paroi fait 0,4 mm de large — j'en essaie aussi de 0,6 et de 0,8 —, en couches de 0,1 à 0,2 mm. Elle n'a aucune raison de tenir debout ; ce sont les cannelures du profil qui la rendent rigide. Chaque modèle déplace un seul paramètre de la même définition : , , .
La couleur, elle aussi, sort de la machine. , c'est l'angle de la buse qui choisit la teinte qui affleure, et l'objet change de couleur quand on tourne autour. D'autres fois, c'est un filament qui change de couleur au fil de la bobine, ou plusieurs pièces imprimées en couleurs différentes puis assemblées en une seule.
part de la contrainte inverse. Sa forme a été trouvée à l'envers : la définition laisse la gravité tirer sur une forme suspendue, comme les maquettes de Gaudí, puis on la retourne — ce qui pendait en tension tient alors en compression. Mais elle est trop grande pour l'imprimante : elle est donc découpée en tronçons, imprimés en PETG translucide, dans les ambres et les rouges, puis remontés. Les jonctions ne sont pas effacées : la découpe devient une esthétique, et la pièce dit comment elle a été faite.
Pour l'installation de Sabrina Ratté au salon Watches & Wonders 2022, j'ai modélisé et dessiné leurs plans ; elles ont été imprimées en 3D, et le prototype de la sculpture cinétique a été réalisé par Animatronix.
Le mobilier, ensuite. Pour l'espace VIP de Watches & Wonders, en 2020, avec l'Atelier 20point12 et Pierre Pauze, deux meubles lumineux, conçus pour durer le temps de l'événement. porte une double courbure obtenue sans fraisage cinq axes : des pièces imprimées légères donnent la forme, un contreplaqué souple de 3 mm s'y plaque, puis le stratifié. est un miroir infini : des anneaux de LED sous un miroir sans tain, sur une structure découpée en CNC.
Pour Saket Sethi Design, en 2023, le meuble est passé par une seule définition Grasshopper, évolutive : en sortent au lieu d'être redessinées une à une.
Et pour Tiflik, en 2026, , imprimé en PLA avec leur logo : il sert à fabriquer les moules en silicone dans lesquels leurs contenants de bougie parfumée sont tirés en série.
Quand la pièce n'existe qu'à l'écran : un vêtement qui marche avant d'être cousu, un monde dans lequel on entre.
Ici, rien ne sort d'une machine : la pièce existe à l'écran. Un vêtement y marche avant d'avoir été cousu, et le spectateur y entre.
Ici, rien ne sort d'une machine : la pièce existe à l'écran. Un vêtement y marche avant d'avoir été cousu, et le spectateur y entre.
Pour le , le vêtement a été posé sur un personnage animé, puis rendu sous Blender : avant qu'un mètre de tissu ait été coupé. Le mouvement montre ce qu' ne dit pas — les plis, la retombée, la façon dont une broderie accroche la lumière quand le corps se déplace. Le vêtement, lui, n'a pas encore été fabriqué.
Pour la première de l'album Photophobia de Sanni Est à Kampnagel, Hambourg, en 2022, c'est le spectateur qui entre dans l'écran : , du marécage futuriste sombre à un espace kaléidoscopique, sur trois pistes de l'album. J'en ai fait toute la 3D — le monde et ses créatures, comme ce poisson ajouré ; alpharats l'a intégrée dans Unity.
Disponible — missions freelance, intermittence du spectacle, portage salarial. Marseille · Paris · remote.